Jeannine, Babou, François en Anjou - 18 au 25 septembre 2010


Le Gite - La boulangerie bleue
Le Louroux Béconnais - Piard


Le Louroux-Béconnais est une commune française,
située dans le Haut-Anjou,
département de Maine-et-Loire
région Pays de la Loire.
- 00 La boulangerie bleue

- 01 Le gite

- 02 Les alentours

- 03 première promenade

- 04 La Loire 01

- 05 Angers 01


- 06 Le long de la Loire le 20


- 07 Le 21 septembre - promenade matinale


- 08 Saumur - Le 21 septembre


- 09 Le Louroux Béconnais - La ville du gite - Le 22 septembre


- 10 Candé - Le 22 septembre


- 11 La Loire en pays Nantais le 22


- 12 De bon matin promenade à proximité du gite le 23


- 13 Le Lion d'Angers le 23


- 14 Sablé sur Sarthe - pour la famille et les amis le 23


- 15 - Le 24 au matin - pluie en fin de journée le 23 puis soleil


Le site du musée

- 16 - le 24 en fin de matinée - Le musée du granit


- 17 - Le Lac de la Maine à Angers le 24


- 18 - La confluence Maine Loire le 24



Agrandir le plan

Géographie

La commune est située à 27 km d'Angers à l'ouest et à 22 km de Segré au sud-est.
Le Vernou est un cours d'eau qui rejoint la Clémencière à l'étang de Piard.

Histoire

Saint Noël Pinot fut curé du Louroux-Béconnais de 1788 à 1794.
C'est un prêtre réfractaire qui fut arrêté dans la ferme de la Milandrie au sud du bourg
puis guillotiné à Angers dans ses habits de messe.
Canonisé par le pape Jean-Paul II,
il est vénéré au Louroux et l'église porte son nom ainsi que la rue du centre-bourg
qui la borde et qui bordait il y a quelques années encore, son presbytère.

Lieux et monuments

Ancienne abbaye cistercienne Notre-Dame de Pontron
Cette ancienne abbaye fut aussi le lieu d’épisodes épiques de la Révolution.
C’est là que Scepeaux y réunit les autres chefs chouans des districts de l’Ouest
pour discuter des clauses du traité de paix signé par les Républicains en avril 1795.

L'abbaye date du XVIIe siècle.
L’ermite Clément construisit une chapelle qu’il offrit à l’abbaye cistercienne du Louroux en Vernantes.
L’abbaye et ses cloîtres à colonnes, précédés de cours, jardins et étang, furent démolis en 1852.
Seuls deux corps de bâtiments parallèles, le moulin à eau et le logis du prieuré, subsistent à l’édifice.

Les grilles de l'abbaye se trouvent actuellement à l'entrée du parc intercommunal de la Burelière
situé à la Cornuaille. Abbaye Notre Dame de Pontron 1134 - 2004

Nom Primitif : Pont-Octran ou Pont-Octron
D’après une ancienne tradition, un certain « Octramus », ex soldat plus ou moins brigand,
avait établi son repaire dans la vaste forêt marécageuse de ces lieux.
La forêt avait donc ce nom avant la fondation de l’abbaye.

Historique

Dans les premières années du 12e siècle, un ermite nommé Clément,
avait bâti sa cabane dans cette forêt mal famée et déserte. Il commença à construire une chapelle. En 1134, l’abbé Martin, avec le consentement de l’Evêque d’Angers et de deux donataires, vint y installer une première colonie, dont le premier abbé élu fut Foulques. En 1139, la fondation fut confirmée par une bulle du Pape Innocent II..

Pendant plusieurs siècles l‘abbaye de Pontron vécut dans la prière, le travail, la pratique de la charité,
le défrichage des champs,
la régulation des cours d’eau afin de les capter dans des étangs pour créer des chutes
actionnant les moulins à grain de la Clémencière et de Pontron.

Pendant la guerre de 100 ans, Pontron, ses habitants, moines, serviteurs et paysans des closeries
ne furent pas épargnés.
Pour aider à la reconstruction de l’abbaye qui avait été incendiée en 1364 par les Anglais,
le Pape accorda 20 années d’indulgence à qui participerait à la reconstruction de l’abbaye.

En 1521, l’abbé de Notre Dame de Pontron rendait un aveu à François Ier,
et lui exposait la situation de l’abbaye.
D’après les apparences elle est riche étant donné l’importance, l’étendue, et la diversité de ses biens.
En réalité elle est plutôt pauvre, les terres ne sont pas fertiles et rapportent peu.
Le domaine, dépendances et abbaye, habitation des paysans, ont été ruinés par la guerre de 100 ans.
Pillages et incendies ont laissé partout des ruines il a fallu tout réparer et même reconstruire.
Des moines ont été pris en otage, il a fallu les racheter en versant de fortes rançons,
les titres de propriété ont été perdus détruit ou volés.
En cette année de 1521, l’abbaye est forte de 18 religieux et 2 séculiers

À la fin du 18e siècle, l’abbaye semble arrivée à l’apogée de sa prospérité.
La terre d’une étendue d’au moins 1750 hectares est mise en valeur et le sol, cultivé et aménagé,
en bois régulièrement exploité.
La recette de l’année 1790 s’élève à un peu plus de 23700 livres.
Les dépenses elles s’élèvent à plus de 21300 livres et l’on note que l’abbaye se procure volailles,
gibiers, beurre, œuf ainsi que dessert et sucreries.
Les religieux usent de savon, huiles et épices,
qu’à côté de six barriques de vin blanc et autant de vins rouges,
ont été achetés cinquante bouteilles de vin de Malaga, trente sept bouteilles d’eau de vie
et ….six de guignolet.

Le 7 janvier 1791 a lieu à Angers, la mise en vente par voie d’adjudication de la ci-devant abbaye de Pontron.
Les immeubles et fermes au nombre de 44 sont mises à prix à 306000 livres.
Les nommés Boiviolette, Cesbron, Bardoul et Robineau portèrent enchères
ce dernier étant déclaré adjudicataire pour la somme de 415000 livres.
Le mobilier, dont plusieurs pièces remarquables,
est vendu en quatre jours pour la somme de 4919 francs et 4 sous, la bibliothèque,
contenant plus de 1200 volumes est adjugée sur place comme rebut pour 101 francs au citoyen Quartier
(Dom Quartier).
Le chartrier comprenant 21 volumes,
un répertoire en 3 volumes avait été enlevé dès le mois d’octobre 1790 par l’archiviste du département.
L’ensemble des archives furent remises par la suite à l’acquéreur du domaine M. de Robineau
et ont depuis en grande partie disparues.

Dom Pequignot, dernier prieur de l’Abbaye Notre Dame de Pontron mourut à Pontron le 27 novembre 1818
et fut enterré dans le nouveau cimetière du Louroux où figure l’épitaphe suivante :
« Ci gît Dom Péquignot, prieur de l’abbaye de Pontron, de l’ordre de Cîteaux né à Betancourt,
l’an 1742. Sa vie fut consacrée à l’exercice de toutes les vertus Chrétiennes.
Depuis 1790, il devint l’hôte et l’ami de la famille de Robineau, qui lui a consacré ce monument.
Il est mort à Pontron le 27 novembre 1818.
Son exemple, ses vertus et ses bienfaits seront longtemps présents à la mémoire des habitants du Louroux »

Les bâtiments où subsistaient notamment une admirable cheminée,
sculptée à l’écusson des Seigneurs de Montjean, la chapelle, les jardins,
et ce qui restait encore ont été détruits et rasés en partie sur ordre du Général de Lamoricière,
neveu de M. de Robineau, en partie par ses héritiers
pour reconstruire alentour des fermes neuves en 1852.

Après la destruction de l852, une partie des meubles et la grille principale
auraient été transportées dans les châteaux voisins de La Bureliére, du Chillon et de La Mornais,
L’autel de marbre d’Italie après avoir été dans l’église du Louroux
fut érigée dans la chapelle de saint Philibert de Grand-Lieu,
les stalles du chœur dans l’église de Blou (49).

À partir de cette époque l’abbaye, dont il subsiste les deux communs, le puits,
et une partie des systèmes d’irrigation et des réseaux hydrauliques,
est transformée en exploitation agricole jusqu’en 1995 date du rachat
par les actuels propriétaires M. et Mme de Kervénoaël .

Général de Lamoricière :Polytechnicien, prit part à la conquête de l’Algérie,
Constantine en 1837, Isly en 1844, reçoit avec le Duc d’Aumale la soumission d’Abdelkader en 1847.
Après la révolution de 1848 devint ministre de la guerre du gouvernement de Cavaignac.
Après le coup d’État du 2 décembre 1851 fut incarcéré par Louis Napoléon au fort de Ham, puis banni.

En 1860, général en chef des troupes Pontificales, battu à Castelfiodarolo, capitule à Ancône,
son tombeau se trouve en la cathédrale de Nantes.